À partir du 1er janvier 2026, la réforme DPE 2026 change en profondeur la manière dont les logements chauffés à l’électricité sont évalués. Le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9, ce qui réduit la consommation d’énergie primaire calculée pour ces logements. Résultat : de nombreux biens gagnent une classe énergétique sans qu’aucun travaux ne soit réalisé. Environ 850 000 logements sortent ainsi du statut de passoire énergétique, avec des conséquences importantes pour les propriétaires, en particulier les bailleurs. En tant que diagnostiqueurs et auditeurs énergétiques, nous vous aidons à décrypter cette réforme et à en tirer parti pour sécuriser vos projets de vente, de location ou de rénovation.
Réforme du DPE 2026 : ce qui change avec le nouveau coefficient électrique
Temps de lecture : ~11 min
- Sommaire
- Comprendre la réforme DPE 2026 et le nouveau coefficient électrique
- Quels logements sont concernés et ce qui change concrètement
- Réforme DPE 2026 et passoires énergétiques : ce qui change pour les bailleurs
- DPE existants, fiabilité renforcée et articulation avec la RE2020
- Comment Auditag vous accompagne dans cette transition
- Questions fréquentes sur la réforme DPE 2026
Comprendre la réforme DPE 2026 et le nouveau coefficient électrique
Pour bien saisir la réforme DPE 2026, il faut distinguer deux notions clés du diagnostic de performance énergétique. L’énergie finale correspond à ce que vous consommez réellement sur vos factures, en kWh. L’énergie primaire correspond à l’énergie qu’il a fallu produire en amont pour vous fournir cette énergie finale, en tenant compte des pertes de production, de transport et de distribution.
Le DPE s’appuie sur l’énergie primaire, grâce à un coefficient de conversion. Ce coefficient est de 1 pour le gaz, le fioul ou le bois. Pour l’électricité, il était historiquement plus élevé, afin de refléter les pertes propres à cette filière.
Jusqu’en 2021, le coefficient de l’électricité était de 2,58. Il a été abaissé à 2,3 en 2021 ; il est désormais fixé à 1,9 à compter du 1er janvier 2026. Ce changement est acté par un arrêté du 13 août 2025, publié au Journal officiel fin août, dans la continuité des annonces gouvernementales de juillet 2025.

Pourquoi ce nouvel abaissement à 1,9
- Il reflète mieux la réalité du mix électrique français, décarboné à plus de 90 % grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables.
- Il aligne la France sur la valeur par défaut utilisée à l’échelle européenne.
- Il vise à encourager l’électrification des usages du chauffage, au détriment des énergies fossiles plus émettrices de CO₂.
Important à retenir : votre consommation réelle ne change pas, c’est uniquement le mode de calcul du DPE qui évolue. La réforme rééquilibre donc l’évaluation sans travestir les factures, mais en privilégiant les enjeux de neutralité carbone.
Quels logements sont concernés et ce qui change concrètement
Logements tout électriques et gain de classe énergétique
La réforme DPE 2026 bénéficie en priorité aux logements chauffés majoritairement à l’électricité : radiateurs, plancher chauffant ou pompe à chaleur. Ce sont eux qui étaient le plus pénalisés par l’ancien coefficient de 2,3.
Pour ces logements, la consommation d’énergie primaire utilisée pour le DPE baisse mécaniquement d’environ 17 % à 20 %. Dans la pratique, beaucoup de biens gagnent une classe énergétique, parfois plus, sans le moindre travaux.
• Environ 7 millions de résidences principales voient leur performance énergétique progresser, dont plus de 90 % chauffées à l’électricité.
• Près de la moitié de ces logements gagnent une classe au DPE.
• Environ 850 000 logements sortent du statut de passoire énergétique (classes F ou G) sur les 4,8 millions recensés en 2023.
Impact limité sur les logements mixtes gaz/électricité
Les logements utilisant un mix d’énergies (gaz et un peu d’électricité pour l’appoint ou l’ECS) sont très peu impactés, puisqu’une grande partie de leur consommation reste calculée avec un coefficient de 1.
| Type de logement | Hypothèses principales | Avant 2026 (coef 2,3) | Après 2026 (coef 1,9) | Impact probable sur l’étiquette DPE |
|---|---|---|---|---|
| Appartement 65 m² tout électrique | 200 kWh EF/m².an chauffage électrique | 200 × 2,3 = 460 kWh EP/m².an | 200 × 1,9 = 380 kWh EP/m².an | Passage possible de G à F |
| Maison principalement électrique | Baisse de 17 % à 20 % de l’énergie primaire | Classe F (exemple) | Classe E possible | Sortie du statut de passoire énergétique |
| Logement mixte gaz + électricité | 150 kWh EF gaz + 10 kWh EF élec/m².an | 150 × 1 + 10 × 2,3 = 163 kWh EP | 150 × 1 + 10 × 1,9 = 159 kWh EP | Très légère amélioration |
Dans tous les cas, l’étiquette climat, qui mesure les émissions de CO₂, ne change pas. Le classement final du DPE reste déterminé par la pire des deux étiquettes : un logement peut donc rester classé F ou G s’il émet encore trop de CO₂.
Réforme DPE 2026 et passoires énergétiques : ce qui change pour les bailleurs
Conséquences de la réforme DPE 2026 pour les bailleurs
La réforme intervient dans un contexte réglementaire très contraignant pour les bailleurs : la loi Climat et Résilience prévoit l’interdiction progressive de mise en location des classes G puis F entre 2025 et 2028. Avec le nouveau coefficient, une partie des logements classés F ou G grâce au chauffage électrique remonteront en classe, typiquement de G à F ou de F à E.
• Certains sortiront du statut de passoire, repoussant ou évitant une interdiction de location.
• La valeur patrimoniale est mieux protégée, surtout en zone tendue.
• La pression immédiate sur les travaux lourds peut diminuer.
Travaux de rénovation à anticiper malgré l’amélioration d’étiquette
Cependant, la réforme ne change ni votre confort ni vos factures. Un logement mal isolé restera inconfortable, coûteux à chauffer et vulnérable aux hausses de prix de l’énergie.

• Faites le point sur le nouveau classement après 2026.
• Anticipez des travaux ciblés (isolation, ventilation, chauffage performant).
• Privilégiez les solutions décarbonées, mieux notées dans la durée.
DPE existants, fiabilité renforcée et articulation avec la RE2020
Bonne nouvelle : vos DPE existants restent valables. Le gouvernement et l’ADEME prévoient une mise à jour automatique via l’Observatoire DPE Audit. Vous pouvez donc récupérer, sans frais, une version actualisée intégrant le nouveau coefficient électrique.
• Contrôles accrus de la qualité des diagnostics (10 mesures clés pour fiabiliser le DPE).
• Généralisation du QR code depuis l’été 2025.
La réforme DPE 2026 ne modifie pas la réglementation neuve : la RE2020 conserve, pour l’instant, un coefficient de 2,3 pour l’électricité.
• Le DPE vise les bâtiments existants (vente, location, information).
• La RE2020 encadre le neuf avec une logique de cycle de vie.
Comment Auditag vous accompagne dans cette transition
Chez Auditag, nous réalisons diagnostics immobiliers et audits énergétiques en Normandie et départements voisins. La réforme change les règles, mais pas la nécessité d’un conseil technique solide.
• Mise à jour et lecture de vos DPE : comprendre l’évolution d’étiquette, différences énergie/climat, exposition aux interdictions de louer.
• Audit énergétique avant travaux : identifier les postes énergivores, chiffrer les gains possibles, mettre en avant les solutions électriques performantes.
• Accompagnement des copropriétés et professionnels : plan pluriannuel de travaux, priorisation des investissements.
Notre équipe de 14 collaborateurs allie réactivité et double compétence diagnostics/études. Plus d’informations sur Auditag.
Questions fréquentes sur la réforme DPE 2026
Mon logement chauffé à l’électricité va-t-il automatiquement changer de classe ?
Dans la plupart des cas, un logement chauffé principalement à l’électricité verra sa consommation d’énergie primaire diminuer de 17 % à 20 %. Cela se traduit souvent par un gain d’une classe, parfois de G à F ou de F à E. Cependant, le classement final dépend aussi de l’étiquette climat : si les émissions de CO₂ restent élevées, la progression peut être limitée.
Dois-je refaire un DPE pour bénéficier du nouveau coefficient ?
Non. Les DPE récents restent valables et seront recalculés automatiquement. Si votre bien a toutefois beaucoup évolué (travaux importants, changement de chauffage), il peut être pertinent de refaire un diagnostic pour refléter fidèlement la situation actuelle.
La réforme DPE 2026 suffit-elle pour éviter des travaux de rénovation énergétique ?
La réforme peut vous faire gagner une classe, voire vous sortir du statut de passoire. Mais elle ne réduit ni vos factures, ni vos déperditions, ni vos problèmes de confort. Des travaux demeurent recommandés pour un logement vraiment performant.
Que faire si mon logement reste classé F ou G après 2026 ?
• Faites réaliser un audit énergétique détaillé.
• Priorisez l’isolation, souvent la plus rentable.
• Étudiez le remplacement d’un chauffage ancien par une solution performante et décarbonée.
• Vérifiez les aides financières disponibles (MaPrimeRénov, CEE, aides locales).
En tant que bureau d’études et diagnostiqueur, nous pouvons vous aider à bâtir un plan de travaux crédible pour améliorer votre DPE et sécuriser la location ou la revente.

Synthèse de la réforme DPE 2026
La réforme DPE 2026, avec un coefficient électrique abaissé à 1,9, reflète mieux un mix français très décarboné et encourage la sortie des énergies fossiles. Beaucoup de logements en bénéficient, mais la rénovation énergétique reste centrale pour le confort, les factures et la valeur patrimoniale. Pour connaître la nouvelle classe de votre bien et définir une stratégie de travaux cohérente, découvrez nos services sur Auditag.
